L'OFFICE MUNICIPAL D'ÉDUCATION
PHYSIQUE ET DU SPORT DE NANTERRE
136 AVENUE JOLIOT-CURIE — 92000 NANTERRE
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LA CHARTE D'ORIENTATION DU SPORT

La charte d’orientations du sport concerne tous les habitants et habitantes, tous les salariés et salariées de Nanterre. En particulier tous ceux et toutes celles qui pratiquent une activité physique et sportive dans le cadre des associations, des activités proposées par la ville de Nanterre, l’OMEPS, dans le cadre scolaire, ou enfin en pratique libre, en dehors de toute organisation ou institution.
Cette charte présente les 8 grands axes de réflexions débattus tout au long de 2016, fixe de nombreuses orientations pour chacun d’eux et les moyens de leur mise en œuvre.

NOTRE DÉMARCHE
À Nanterre, la pratique sportive concerne des dizaines de milliers de licencié-es dans les clubs de la commune, et dans les villes voisines, de milliers d’enfants et jeunes des écoles primaires, collèges et lycées, de pratiquants hors structures. Sans omettre les milliers de bénévoles, parents, amis et supporters qui participent à leur manière au développement du sport en accompagnant ou soutenant ces sportifs.
Parce que le sport fait partie de la culture de tous - jeunes, moins jeunes, personnes valides, personnes handicapées, femmes, hommes, salariés, chômeurs, exclus économiques - toute cette diversité a été sollicitée pour débattre de l’avenir du sport à Nanterre. Ces ateliers ont été riches en mobilisation et en propositions.
Nous avons souhaité continuer à faire vivre et à développer, au travers de cette charte d’orientations du sport, une approche humaniste et enrichissante du monde du sport.

NOS VALEURS
Acteurs ou simples spectateurs, nous ne sommes pas naïfs, nous savons que le sport n'est pas en dehors de la société. Il peut aussi véhiculer le pire : instrumentalisations diverses, chauvinismes exacerbés, violences, tricheries, dopage, spirale financière, malversations. Soyons vigilants. Ensemble, nous ne voulons pas de ces dérives à Nanterre. Le sport que nous voulons participe de la construction de l'identité des femmes et des hommes. Chacune et chacun doit avoir le droit, et s'en faire un devoir, de participer de façon critique, créative, citoyenne, à l'essor de la culture sportive, dimension à part entière de la culture tout court. À qui sait respecter l'autre et s'investir, se dépasser par
l'effort, persévérer avec courage et surmonter l'échec ou la déception, le sport apporte beaucoup, d'abord par sa grande diversité.
Avec ses dizaines de disciplines et ses multiples niveaux de pratiques, le sport offre à chacun-e, dans une société qui produit tant d'exclu-es, une chance de trouver une activité qui lui convienne vraiment.
Le sport offre aussi la chance d'éprouver ses limites, de se confronter à d’autre, de s'accepter, de s'épanouir... de cerner le champ du possible en respectant les règles, d'apprendre à se maîtriser face à l'encadrement, aux partenaires, à l'arbitre, aux « adversaires ».
Nous avons une conception exigeante du sport. Le développement des activités physiques et sportives est facteur de liberté et de responsabilité, source de plaisir et de passion, preuve de la possibilité de mieux vivre ensemble.
De ce point de vue, à Nanterre comme dans tout le pays, les bénévoles des associations, notamment sportives, jouent un rôle irremplaçable. Ils sont l'un des piliers de la citoyenneté dans notre commune.
Le sport fait partie de notre patrimoine culturel. Nous voulons le mettre davantage encore en valeur. Contribuer, par exemple, à lier sport et culture, comme loisirs et comme droits, comme lieux de recherche et de création, comme moyen d'assurer le bien-être physique et psychologique.
Le sport est un vecteur de santé et de bien-être qui impose un environnement plus écologique. C’est la raison pour laquelle les sportifs et les sportives sont soucieux d’avoir des équipements qui s’inscrivent dans un urbanisme respectueux des objectifs environnementaux.
Facteur d'identification et de rayonnement de la collectivité, le sport que nous aimons est aussi un moyen d'expression et, en particulier à haut niveau, de spectacle. Notre choix n'est pas celui d'un sport pauvre contre un sport riche, c'est celui des moyens et de la qualité au service de tous, en donnant la priorité au projet et à son évaluation, bref en plaçant l'Humain au centre de la démarche.
Que l'on soit simple pratiquant-e ou champion-ne, c'est le sport pratiqué dans cet esprit hautement éducatif, tolérant, refusant le racisme et toutes les discriminations, facteur d’inclusion sociale comme d'épanouissement personnel, que nous voulons défendre et promouvoir à Nanterre.

1 - SPORT AU FÉMININ

La place croissante des pratiquantes féminines est l’une des principales évolutions du sport à Nanterre.
Entre 2006 et 2015, en prenant l’exemple de l’Entente sportive de Nanterre (ESN) qui a enregistré une progression de 33% du nombre de licenciées pour atteindre 3 826 adhérentes. La création d’une section féminine à l’AJSCN ainsi qu’au encore au Racing Nanterre Rugby, qui sont des sports encore très masculins, renforce ce constat à l’échelle de Nanterre.
Toutefois, la pratique féminine reste encore minoritaire par rapport à la pratique masculine.
Des freins à la féminisation de certaines disciplines traditionnellement réservées aux hommes existent et persistent à Nanterre mais également d’une manière plus globale. Nous relevons néanmoins à Nanterre des efforts notoires pour certains sports comme la boxe, le football
ou le rugby ; c’est un mouvement qu’il faut accompagner et amplifier.
Un autre frein important au développement du sport féminin est la difficile compatibilité entre une pratique régulière et les contraintes familiales auxquelles sont confrontées nombre de femmes quand elles deviennent mères de famille. Mais le changement de statut familial n’est pas le seul facteur, puisqu’on constate notamment dans les quartiers populaires que les jeunes filles qui pratiquent une activité sportive, ont tendance à arrêter plus rapidement.
La liste n’est pas exhaustive, mais cette charte entend agir autant que possible sur ces multiples freins en étroite concertation avec les acteurs du mouvement sportif Nanterrien.

LES ENGAGEMENTS
1 • Lancer un appel à projet à destination des associations sportives nanterriennes sur la thématique du sport au féminin, en aidant à la mise en œuvre du(es) projet(s) le(s) plus utile(s) et innovant(s) ;
2 • Promouvoir un plus grand nombre de femmes en tant qu’éducatrices sportives, arbitres et dirigeantes des clubs ;
3 • Accorder une place plus importante au sport féminin dans les medias et notamment les médias locaux, dont le magazine municipal avec par exemple une rubrique récurrente sur le sport féminin pour le valoriser ;
4 • Promouvoir des équipes ainsi que des séances d’entrainement mixtes, source de motivation et de progression ;
5 • Mettre en place des mesures favorisant l’inscription des jeunes filles dans les clubs avec par exemple une réduction du montant de l’adhésion pour la première saison d’inscription ou bien en bénéficiant du parrainage d’une personne déjà licenciée dans le club ;
6 • Impliquer et accorder d’avantage de visibilité aux athlètes féminines lors des manifestations sportives sur la ville ;
7 • Proposer des mesure innovantes favorisant la pratique sportive des parents, et plus particulièrement des mères avec la mise à disposition par le club d’une « garderie sportive » pour les enfants encadrée par un éducateur ou bien par roulements entre parents ;
8 • Proposer des ateliers de sensibilisation à la pratique féminine dans le cadre du sport scolaire et des activités périscolaires (Après l’école), dès l’école maternelle.
9 • Encourager les clubs nanterriens à organiser des « journées copines » à l’instar de ce que propose le Racing club Nanterre. Le temps d’une journée d’initiation, une joueuse licenciée vient accompagnée d’une amie afin de l’initier et lui faire découvrir cette pratique sportive. Elle pourra par la suite s’inscrire si elle le souhaite ;
10 • Proposer des interventions d’athlètes féminines de haut niveau auprès des jeunes sportives de la ville, comme facteur d’exemplarité et d’identification ;
11 • Donner le nom d’athlètes célèbres à un ou plusieurs équipements sportifs de la ville, notamment ceux qui ne portent pas encore de noms propres et ont des dénominations « neutres ».

2 - SPORT ET HANDICAP

La pratique du sport pour une personne en situation de handicap, comme pour tout individu, représente un moyen d’intégration et d’épanouissement physique et psychologique important.
Par ailleurs, la pratique d’une activité physique est reconnue pour ses multiples bénéfices sur la santé, en luttant notamment contre les pathologies liées à la sédentarité.
Le droit au sport et aux activités physiques est une mesure de justice sociale. Sa mise en œuvre doit permettre aux personnes en situation de handicap d’avoir un accès identique à celui des personnes valides, par l’accessibilité à l’ensemble des dispositifs et équipements, y compris dans la pratique d’activités physiques et sportives, dans les clubs et associations.

LES ENGAGEMENTS
1 • Prendre en compte les attentes et besoins des personnes en situation de handicap en allant à leur rencontre et en développant la concertation avec l’ensemble des associations et des associations handisport ainsi que des élu(e)s et des services municipaux concernés ;
2 • Poursuivre la mise en accessibilité des équipements sportifs municipaux. L’adaptabilité de ces équipements doit pouvoir être envisagée en fonction du handisport qui pourrait y être pratiqué, tout en sachant que les usages de chaque équipement peuvent évoluer dans le temps ;
3 • Au-delà des installations elles-mêmes, les difficultés de praticabilité sont aussi présentes sur les trajets entre le domicile et les équipements sportifs.
> L’ensemble des collectivités, qu’il s’agisse de l’Etat, de la Région, du Territoire (Paris Ouest La Défense), ou du Département doivent contribuer, avec la Commune, aux financements des travaux visant à développer les modes de transport en commun à Nanterre, qui vont dans le sens de l’intérêt général et favorisent l’égalité pour tous ;
4 • Faciliter la présence de personnes en situation de handicap dans toutes les instances dirigeantes des clubs ;
5 • Militer au sein du P.O.L.D. pour la création au minimum d’un club handisport par commune du territoire ;
6 • Développer des formations spécialisées pour les éducateurs sportifs et des sensibilisations pour les accompagnant-es bénévoles ;
7 • Favoriser l’accès dans tous les clubs sportifs municipaux et aux grandes manifestations sportives de la ville aux personnes en situation de handicap, permis par une collaboration pérenne avec l’ensemble des acteurs concernés ;
8 • Réaliser un document cartographique indiquant les équipements sportifs, les lieux de pratique libre et les réseaux de déplacements doux entre ces derniers et le réseau de transports en commun (SNCF et RER, Bus et Tramway).

3 - SPORT SOCIÉTÉ ET CULTURE URBAINE

La pratique sportive est un levier important en termes d’éducation et d’inclusion sociale. Depuis l’olympisme moderne initié par Pierre de Coubertin en 1896, elle véhicule également des valeurs humanistes comme la tolérance (et donc le rejet de toute forme de discrimination), l’esprit d’équipe et la solidarité.
Ces valeurs sont indissociables du rôle social et éducatif du sport, et doivent ancrer d’avantage leur présence dans le sport en club et dans les pratiques libres (NB : sans adhésion à une structure sportive).
Si le sport en club, d’avantage médiatisé, est particulièrement réglementé par ses instances en termes d’organisation et d’équipements (gymnases et stades), a contrario, les pratiques libres se distinguent justement par l’absence, certes, de toute réglementation institutionnelle mais pas pour autant de règles appliquées et transmises par les pratiquants eux-mêmes.
En termes d’équipements, c’est naturellement l’espace public qui est privilégié : voirie, trottoirs, pistes cyclables, espaces verts et terrains de proximité.
Les pratiques libres (appelées également sports urbains) ont justement connu un développement considérable ces dernières années avec des disciplines comme le street workout , le skate, le street basket, le street football, etc.
Mais elles doivent faire face aujourd’hui à plusieurs problématiques : la juste répartition de l’occupation des équipements dédiés par tous les publics, la progression dans la discipline sans l’apport d’un entraineur, ou encore la qualité des espaces mis à disposition.


LES ENGAGEMENTS
1 • Créer au sein de l’OMEPS un « observatoire des pratiques » pour les répertorier, identifier les lieux utilisés, appréhender les nouvelles tendances et les besoins qu’elles génèrent. Solliciter l’expertise d’associations locales pour anticiper les besoins de pratiques nécessitant un encadrement et un équipement spécifique (parkour, échasses urbaines) ;
2 • Saisir l’opportunité de ces pratiques pout recréer des liens avec les jeunes habitants des différents quartiers (animations, rencontres) ;
3 • Afin de créer des liens entre sport encadré et pratique libre, organiser des rencontres entre joueurs pratiquant la même discipline comme le foot ou le basket, mais aussi d’autres activités comme les sports de glisse skate/roller/trottinettes et BMX. Engager la même dynamique autour de la pratique plus accessible à tous comme la pétanque, le molki , le cube, etc.;
4 • Créer ou utiliser des évènements sportifs ouverts à toutes et à tous, sportifs inscrits en clubs ou pratiquants libre, de tous âges pour rassembler le monde sportif dans sa diversité et promouvoir les bienfaits et valeurs de la pratique sportive ;
5 • Inciter les collectivités (communes et territoire) à favoriser la création d’équipements sportifs qui ne soient pas dédiés à une seule discipline, à l’instar du parc d’activités Paul-Vaillant-Couturier rassemblant un skate park, un terrain de foot/basket, un boulodrome et un espace pour les familles. Cet équipement favorise la diversité des usages et la mixité des pratiquants ;
6 • Réaliser un document cartographique indiquant les équipements sportifs, les lieux de pratique libres et les réseaux de déplacements doux entre ces derniers et le réseau de transports en commun (SNCF et RER, bus et tramway).

4 - SPORT ET TERRITOIRE

La Région Ile-de-France subit une profonde mutation institutionnelle (suppression des communautés d’agglomération de la petite Couronne et création de nouveaux territoires intercommunaux, création de La Métropole du Grand Paris, la réorganisation et le transfert des compétences de chaque collectivité) qui a logiquement un impact sur les activités et équipements sportifs du territoire.
Si l’échelon régional peut présenter un réel aspect fédérateur, l’échelon de proximité via la commune demeure le principal fournisseur en termes d’offres et de projets. Le sport local s’appuie sur trois piliers : d’un côté les services municipaux, de l’autre, le club omnisports et les associations. À Nanterre, cette coopération sur le territoire communal et intercommunal est largement favorisée par l’office municipal d’éducation physique et du sport (membre de l’office départemental des offices des sports du 92).
Il apparaît désormais nécessaire de développer des actions de coopérations au-delà des « frontières » du territoire communal : avec des villes voisines et leurs associations, mais aussi avec des partenaires venant d’univers différents (fédérations sportives et établissements scolaires par exemple).
Cette volonté pourrait s’appuyer sur des initiatives existantes mais également sur des opportunités fédératrices comme la candidature de Paris à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques en 2024 (dont Nanterre sera l’un des sites hôtes avec la U Arena).
Ces enjeux doivent également prendre en compte des problématiques environnementales et sociales en favorisant les déplacements et en facilitant la participation des publics, et plus particulièrement ceux issus des quartiers populaires.

LES ENGAGEMENTS
1 • S’appuyer sur les projets du territoire pour créer des dynamiques transverses et collectives comme par exemple des actions sport/culture/quartier ;
2 • Développer des partenariats avec les clubs et associations sportives des communes voisines pour des manifestations sportives similaires (ex : Course de l’Espoir, Foulées de Nanterre et Foulées de Suresnes) ;
3 • Saisir l’opportunité de la prochaine inauguration de la U Arena pour organiser une initiative afin de promouvoir la candidature de Paris aux Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 ;
4 • Réfléchir à l’opportunité d’étendre la manifestation « La même passion du sport », initiative organisée tous les deux ans par la Ville et l’OMEPS, dédiée à la promotion du handisport et à la découverte des handicaps par des personnes valides, aux communes voisines qui pourraient accueillir l’événement en alternance avec Nanterre ;
5 • Favoriser le rapprochement avec les clubs de sports collectifs des communes voisines de Nanterre pour constituer des équipes féminines ou mixtes – même principe pour les équipes handisport ;
6 • Développer des ententes intercommunales entre clubs de la même discipline ;
7 • Favoriser la participation de jeunes sportifs(ves) et artistes issus des quartiers populaires des Hauts-de-Seine à des projets partenariaux avec une fédération sportive et plusieurs villes du nord du département ;
8 • Réaliser un document cartographique indiquant les équipements sportifs, les lieux de pratique libres (parcs, espaces verts...) et les réseaux de déplacements doux entre ces derniers et le réseau de transports en commun (SNCF et RER, Bus et Tramway) ;
9 • Favoriser et engager l’adhésion des offices des sports au Comité départemental des offices municipaux du sport, afin de disposer d’un lieu permanent, d’échanges et de propositions d’actions ;
10 • Favoriser la formation des bénévoles et des professionnels auprès des organismes compétents, par l’accompagnement par l’OMEPS.

5 - SPORT DE HAUT NIVEAU ET SPORT POUR TOUS

Le paysage sportif nanterrien a considérablement évolué depuis le début des années 2000, et en particulier dans le domaine du sport de haut niveau.
En effet, la ville de Nanterre est mise à l’honneur depuis plusieurs années sur la scène française et européenne du basket avec Nanterre 92, qui compte plusieurs titres nationaux ainsi qu’un titre européen (Coupe d’Europe 2015). Ce palmarès a bien évidemment suscité un engouement populaire parmi les Nanterriennes et les Nanterriens et plus généralement, chez les amateurs de sport.
Un autre club prestigieux, cette fois spécialiste du ballon oval, va venir s’installer sur le territoire nanterrien, dans un lieu qui sera un des plus importants équipements sportifs de la région Ile-de-France, voire de France : le Racing 92 prendra ses quartiers dans la U Arena dès octobre 2017.
Ce stade couvert de 40 000 places assises, a également permis à Nanterre de s’inscrire dans l’aventure olympique en étant l’un des sites hôtes de la candidature de Paris aux Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024. Si la candidature était retenue, Nanterre accueillerait les épreuves de gymnastique et de trampoline.
Ce nouveau statut doit se développer harmonieusement avec les valeurs qui font la force du sport à Nanterre : le sport pour tous. Plus de 15 000 licencié-es dans un club, un taux d’équipement parmi les meilleurs du département et un important soutien au sport de masse.
Aujourd’hui, la conjugaison de ces phénomènes a permis à la ville de Nanterre de se positionner progressivement comme l’un des principaux sites sportifs franciliens.
Amateurs comme professionnels, Nanterre est la ville de tous les sportifs.

LES ENGAGEMENTS
1 • Inciter les clubs nanterriens (sports individuels ou collectifs) à devenir des pôles d’excellence en matière de formation tant pour les éducateurs et éducatrices que pour les pratiquant-es, permettant ainsi aux jeunes athlètes les plus talentueux d’aspirer au sport de haut niveau. Cette requête peut être actée au travers de conventions avec les clubs locaux ;
2 • Faire perdurer l’engagement de Nanterre 92 et du Racing 92 à inviter régulièrement les acteurs et les actrices du sport nanterrien lors des rencontres organisées à domicile ;
3 • Poursuivre le travail engagé avec Nanterre 92 et le Racing 92 (et leurs centres de formation) pour s’investir dans les pratiques en développement comme le sport au féminin ou le handisport ;
4 • Poursuivre avec Nanterre 92, mais désormais avec le Racing 92 également, les rencontres déjà organisées entre les écoliers de la ville et les champions de ces clubs ;
5 • Lutter avec tous les clubs, qu’ils soient de haut- niveau ou pas, contre toutes les dérives (intolérance, dopage, racisme etc.).

6 - SPORT ET ÉQUIPEMENTS

La ville de Nanterre possède sur son territoire de nombreux équipements et structures sportifs municipaux :
• 4 centres sportifs,
• un palais des sports,
• 8 gymnases,
• 2 centres nautiques,
• 3 stades (6 terrains de grands jeux),
• 10 courts det ennis extérieurs et 2 courts couverts,
• 4 terrains de pétanques,
• 1 pas de tir àl ’arc,
• 26 terrains de proximité,
• 2 skate-parcs.

À cela s’ajoute, d’autres équipements publics où la pratique du sport est possible et complète l’offre sportive à Nanterre :
• les équipements sportifs dont disposent les établissements scolaires, secondaires et l’université.
• trois parcs départementaux et les berges de la Seine où se développent notamment des pratiques libres, hors club. 
• des structures privées comme Forest Hill (deux sites sur Nanterre), 
• des centres de football à 5 avec Elite 5 Soccer et Urban soccer.

Enfin, certaines grandes entreprises s’installant à Nanterre mettent à disposition de leurs employé-es des locaux destinés à la pratique des activités physiques et sportives (Total, BNP-Paribas etc.). 
Cet ensemble d’installations sportives publiques ou privées à Nanterre, permet de proposer une grande variété de disciplines.

Par ailleurs, les évolutions démographiques (demande croissante d’activités à destination des enfants et des seniors) nous incitent à envisager de nouveaux fonctionnements au sein de nos équipements publics mais également à engager de nouvelles relations avec les partenaires privés.
Les pratiques libres qui se développent rapidement doivent également inciter à apporter des réponses innovantes notamment sur les espaces publics, parcs, bords de Seine.

LES ENGAGEMENTS
1 • Organiser, sous le pilotage de la Ville de Nanterre, une réunion annuelle regroupant l’ensemble des clubs sportifs nanterriens, l’élu(e) au sport, la direction municipaledes sports de Nanterre, et l’Office municipal d’éducation physique et du sport (OMEPS), pour établir les créneaux d’attribution des équipements sportifs ;
2 • (Faire) respecter les délais de dépôt des dossiers de manifestations pour la saison pour accroître la réactivité décisionnelle concernant l’attribution des équipements et salles municipales pour l’organisation d’évènements exceptionnels ;
3 • Responsabiliser progressivement les associations dans la gestion autonome des salles municipales (convention de mise à disposition sans agents municipaux mais avec contrôle et assistance) ;
4 • Mettre en place un barème de location pour la mise à disposition des équipements sportifs municipaux aux associations sportives dispensant des activités à but essentiellement lucratif ;
5 • Développer la mutualisation des installations par activité et par association ;
6 • Accroître la mutualisation des structures appartenant à d’autres collectivités et institutions (Département, Région, Université) ;
7 • Négocier avec les entreprises privées pour mettre à disposition, sur la base de conventions, leurs locaux sportifs pendant les heures creuses notamment pour les seniors ;
8 • Inciter à l’implantation de salles de sports dans les grands programmes de logement (en rez-de chaussée par exemple), dans les centres commerciaux et zones d’activités ;
9 • Créer de nouvelles installations sportives correspondant au développement de la ville et aux besoins de ses habitants : c’est ce que la Municipalité a fait en installant par exemple du mobilier de street- workout en 2016 ;
10 • Évaluer les besoins en termes d’équipements sportifs avec les habitant-es, et étudier les possibilités de palier aux équipements manquants ;
11 • Engager la réflexion pour construire des équipements comme une salle polyvalente ayant un fonctionnement en libre accès (sur inscription municipale et non sur adhésion à un club), avec la présence d’éducateurs ou d’éducatrices sportifs ;
12 • Adapter les installations sportives aux enjeux environnementaux (CPE, panneaux photovoltaïques, appareils auto alimentés, vélos générateurs d’énergie...) ;
13 • Rechercher de nouveaux financements pour la construction et la maintenance du patrimoine municipal ;
14 • Rechercher des équipements mutualisés à l’échelle du nouveau territoire métropolitain ;
15 • Permettre aux habitants d’avoir un accès privilégié aux rencontres sportives et spectacles organisés à l’U Arena, en négociant des accès prioritaires pour les Nanterriens et en prévoyant la possibilité de la mise à disposition de cet équipement pour de grands évènements municipaux .

7 - SPORT SANTÉ

Appuyé par de très nombreuses publications nationales et internationales, il existe un consensus au sein du corps médical pour reconnaître l’intérêt de l’activité physique et sportive pour la santé.
Les effets thérapeutiques de la pratique régulière d’une ou de plusieurs activités physiques et sportives sont incontestables en particulier pour lutter contre toutes les pathologies liées à la sédentarité. Parmi elle, l’obésité qui touche en particulier les populations défavorisées.
Permettre l’accès à des activités physiques à tous les publics et en particulier ceux qui en sont habituellement éloignés est justement une des premières priorités définies lors des ateliers qui ont servi à élaborer cette nouvelle charte d’orientations du sport à Nanterre.
Cela engage également des enjeux environnementaux avec la promotion de « la ville des courtes distances* » où les déplacements doux (vélo, marche à pied, transports en commun etc.) sont favorables à l’activité physique, occupent une place importante.
Pour être pleinement bénéfique, la pratique des activités physiques et sportives doit être adaptée à chaque pratiquant et encadrée par des professionnels.
À Nanterre, plusieurs organismes assurent ces missions :
• un service municipal de santé 
• un centre municipal médico sportif 
• la plateforme « sport-santé » sous la houlette de l’Office municipal d’éducation physique et du sport (OMEPS) et en lien avec les associations sportives de la ville 


LES ENGAGEMENTS
1 • Réfléchir à la mise en place du « sport sur ordonnance » (amendement « Fourneyron » de la loi de modernisation du système de santé) qui permet la prescription d’activités physiques et sportives par le médecin généraliste ou des médecins spécialistes. Cet engagement s’articulera entre autre en inscrivant le « sport-santé » dans le projet sportif local et dans le contrat local de santé (C.L.S.), ainsi que dans le dispositif rythmes scolaires ;
2 • Accompagner et suivre les partenaires dans leur plan financement, pour pérenniser l’action ;
3 • Maintenir les créneaux sportifs attribués en faveur du « sport-santé » en mutualisant la coopération des services municipaux, et des associations sportives locales en lien avec l’OMEPS sur « sport santé » ;
4 • Mettre en place des collaborations pérennes entre les différents acteurs du domaine médical de la commune (médecins, hôpital, services municipaux, associations etc.) autour du « sport-santé » ;
5 • Développer les réseaux de déplacements doux ;
6 • Profiter des rassemblements sportifs, mais également de grands évènements fédérateurs (Écozone, Ferme géante, fête des associations, fêtes de quartier...) pour sensibiliser sur le « sport-santé » ;
7 • Promouvoir l’insertion de la nature en ville et la réappropriation des espaces publics pour la pratique de l’activité physique, en développant des parcours libre « santé » avec si possible des équipements permettant de se changer.

8 - SPORT ET ÉDUCATION

Le sport est au service de la citoyenneté et de l’intelligence : il est au service de l’éducation.
Dès son plus jeune âge, l’enfant est confronté à la découverte puis à la connaissance de son corps afin d’acquérir une réelle autonomie fondée sur ses besoins physiques réels puis sur sa soif grandissante de se dépasser voire de se surpasser.
Afin de l’accompagner dans son éducation sportive, la Ville de Nanterre met à disposition dès l’école primaire son patrimoine immobilier sportif qui est complété plus tard par celui des établissements du secondaire puis de l’enseignement supérieur de la ville.
Cet ensemble d’installations sportives publiques de haute qualité permet de proposer une grande variété de sports ou d’activités physiques à tous les Nanteriens
et Nanterriennes tout au long de leurs apprentissages puis de leur vie.
La pratique du sport pendant le temps scolaire développée par l’Education Nationale et complétée par les éducateurs et éducatrices sportifs de la ville et des clubs, se poursuit aussi pendant le temps périscolaire puis par le perfectionnement universitaire ou en clubs pour aboutir, à Nanterre, à l’excellence au travers des filières de formation avec l’UFR STAPS mais aussi des clubs formateurs dont le plus prestigieux demeure celui du basket avec Nanterre 92, mais bientôt complété par celui du rugby avec le Racing 92.
C’est toute cette chaîne qui doit conduire chacun à s’épanouir et trouver sa place dans la société dans le plus grand respect des règles et de l’autre : l’apprentissage de la responsabilité, de la citoyenneté et de l’humanisme. Tous les moyens doivent être mis en œuvre pour atteindre cet objectif prioritaire.

LES ENGAGEMENTS
1 • Avoir l’exigence que les moyens consacrés à l’éducation par l’ensemble des institutions en responsabilité correspondent aux besoins des enfants et des jeunes, tant en matière d’équipements qu’en matière d’encadrement ;
2 • Chercher à mieux coordonner les actions de tous les intervenants du secteur sportif ;
3 • Former et accompagner les intervenants ;
4 • Favoriser la réussite par l’effort ensemble, l’engagement collectif ;
5 • préserver l’aspect ludique ;

6 • Offrir une autre alternative de réussite scolaire;
7 • Créer les opportunités de réussite sportive en agissant dès le plus jeune âge ;
8 • Évaluer les résultats obtenus avec l’éducation par le sport ;
9 • Prioriser l’attribution des créneaux dans les équipements sportifs pour les temps scolaires et périscolaires (primaire et rythmes scolaires, secondaire, lycée, puis université...) ;
10 • Continuer à compléter le travail des enseignant-es sur des pratiques spécialisées comme par exemple, la « natation scolaire » pour que tous les enfants de Nanterre sachent nager à l’entrée en sixième ;
11 • Développer le partenariat avec les clubs locaux pour les apprentissages sur les temps périscolaires/ rythmes scolaires, véritables passerelles vers les pratiques en club ;
12 • Développer les partenariats entre les professeurs de sport, les clubs et le service des sports ;
13 • Accueillir les stagiaires de tous les âges et de toutes les filières à fortiori ceux de l’UFR STAPS ;
14 • Compléter la formation des intervenant-es pour être en capacité d’appréhender toutes les disciplines, toutes les situations et toutes les différences ;
15 • Chaque fois que cela est possible, rechercher à encourager le perfectionnement des jeunes Nanterriens ;
16 • Organiser des évènements sportifs pour toutes les tranches d’âges pendant et hors temps scolaires et des spectacles sportifs pour mettre en situation et valeur l’évolution de chaque pratiquant -e ;
17 • Offrir avec le sport un vecteur d’appropriation, de connaissances et de changement de comportement, dernier moyen de socialisation avec l’insertion par le sport ;
18 • Profiter de la dynamique locale, nationale et internationale en s’appuyant sur les exemples de réussite par le sport, à Nanterre avec nos clubs de basket et de rugby, pour donner l’envie et susciter des vocations et des dépassements de soi mais aussi pour canaliser, apprendre à respecter les règles et les autres. Travailler ensemble sur les valeurs autour de la candidature des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris en 2024.