Sport et handicaps

La pratique du sport pour une personne en situation de handicap, comme pour tout individu, représente un moyen d’intégration et d’épanouissement physique et psychologique important.

Par ailleurs, la pratique d’une activité physique est reconnue pour ses multiples bénéfices sur la santé, en luttant notamment contre les pathologies liées à la sédentarité. Le droit au sport et aux activités physiques est une mesure de justice sociale. Sa mise en oeuvre doit permettre aux personnes en situation de handicap d’avoir un accès identique à celui des personnes valides, par l’accessibilité à l’ensemble des dispositifs et équipements, y compris dans la pratique d’activités physiques et sportives, dans les clubs et associations.

LES ENGAGEMENTS

1 • Prendre en compte les attentes et besoins des personnes en situation de handicap en allant à leur rencontre et en développant la concertation avec l’ensemble des associations et des associations handisport ainsi que des élu(e)s et des services municipaux concernés ;

2 • Poursuivre la mise en accessibilité des équipements sportifs municipaux. L’adaptabilité de ces équipements doit pouvoir être envisagée en fonction du handisport qui pourrait y être pratiqué, tout en sachant que les usages de chaque équipement peuvent évoluer dans le temps ;

3 • Au-delà des installations elles-mêmes, les difficultés de praticabilité sont aussi présentes sur les trajets entre le domicile et les équipements sportifs.
> L’ensemble des collectivités, qu’il s’agisse de l’Etat, de la Région, du Territoire (Paris Ouest La Défense), ou du Département doivent contribuer, avec la Commune, aux financements des travaux visant à développer les modes de transport en commun à Nanterre, qui vont dans le sens de l’intérêt général et favorisent l’égalité pour tous ;

4 • Faciliter la présence de personnes en situation de handicap dans toutes les instances dirigeantes des clubs ;

5 • Militer au sein du P.O.L.D. pour la création au minimum d’un club handisport par commune du territoire ;

6 • Développer des formations spécialisées pour les éducateurs sportifs et des sensibilisations pour les accompagnant-es bénévoles ;

7 • Favoriser l’accès dans tous les clubs sportifs municipaux et aux grandes manifestations sportives de la ville aux personnes en situation de handicap, permis par une collaboration pérenne avec l’ensemble des acteurs concernés ;

8 • Réaliser un document cartographique indiquant les équipements sportifs, les lieux de pratique libre et les réseaux de déplacements doux entre ces derniers et le réseau de transports en commun (SNCF et RER, Bus et Tramway).

TÉMOIGNAGE

LAETITIA BERNARD
Journaliste et cavalière de saut d’obstacles depuis l’âge de 13 ans, Laetitia Bernard est née non-voyante.
Six fois championne de France de sauts d’obstacles handisport
Travaille à Radio France

Petite, j’ai eu la chance de pouvoir pratiquer des sports dans des clubs (ordinaires) à proximité de chez mes parents, lorsque cela était possible, les moniteurs n’hésitaient pas à m’inclure dans un groupe d’enfants voyants, mais j’avais aussi des cours particuliers de manière à adapter certains exercices, et à me faire progresser.

Idéal pour se sentir «comme les autres», se faire des amis, se détendre, mais aussi acquérir de plus grandes capacités motrices, bref, être bien dans sa tête et dans son corps. Plus tard, lorsque j’ai fait beaucoup de compétition, j’ai travaillé avec des professionnels qui entraînaient aussi bien des cavaliers handicapés que valides. En sauts d’obstacles, j’avais en plus la chance de pouvoir concourir chez les valides, avec une dérogation, le cavalier guide était autorisé sur la piste. Cela m’a permis de me dépasser sur le plan sportif, mais aussi tout simplement de partager de bons moments avec d’autres cavaliers de mon écurie, puisque nous pouvions concourir tous ensemble. Je pense sincèrement que la pratique du sport est un exceptionnel vecteur de bien-être physique et mental, dont chacun peut profiter.